UIMM: le silence de Denis Gautier-Sauvagnac a-t-il été acheté?

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Publié le 16 octobre 2008.

JUSTICE - L'organisation patronale est mise en examen sur fond de nouvelles révélations sur les bénéficiaires des retraits en liquide...

L’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) mise en examen. Auditionnés ce mercredi, l'organisation patronale, représentée par son président Frédéric Saint-Geours, ainsi que Michel de Virville, qui avait négocié le départ de Denis Gautier-Sauvagnac de l'UIMM, n'ont en effet pas réussi à convaincre le juge Roger Le Loire de l'absence de tentative de «subordination».

Philippe Darmayan, ancien membre du bureau de l'UIMM auditionné ce jeudi, a été également mis en examen. Il avait négocié le départ de Denis Gautier-Sauvagnac de l'UIMM avec Michel de Virville.

Un «parachute doré» pour garder le silence


En décembre 2007, les 1,5 million d'euros consentis à Denis Gautier-Sauvagnac, à l'occasion de son départ de la présidence de l'UIMM, auraient donc pu avoir une contrepartie: son silence sur le nom des bénéficiaires des plus de 16 millions d'euros retirés en liquide. Après la polémique que ce «parachute doré» avait déclenchée, l'indemnité avait été divisée par deux.

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L'UIMM, qui a fait savoir dans un communiqué qu'elle entendait «continuer à coopérer pleinement avec la justice», a de nouveau demandé à Denis Gautier-Sauvagnac de livrer les noms demandés à déjà trois reprises par la justice.

Un gros chèque pour la CFTC

La thèse des enquêteurs, qui soupçonnent que ces fonds aient servi au financement de syndicats, voire de partis et d'hommes politiques, a aussi été relancée ce jeudi par les révélations de Joseph Crespo, président de la fédération métallurgie de la CFTC.

Dans «Le Parisien», il affirme que son organisation aurait reçu en 2003 un chèque de 69.000 euros de la part de l'UIMM. Encaissée par erreur, cette somme était, selon lui, destinée à la confédération nationale de son syndicat.

Son rival dans la prochaine élection à la présidence de la centrale syndicale et président de l'époque, Jacques Voisin dément avec ironie: «Quand on fait un chèque de ce montant-là, on ne se trompe pas d'adresse ni de libellé!».
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