« C'est un scandale. On avait déjà vu ça dans le privé. Mais agir de la sorte dans le public, alors qu'il n'y a aucune perte d'activité, c'est extrêmement choquant. » Catherine Olivier, secrétaire de la CFDT de Loire-Atlantique, n'en revient pas. Il y a une semaine, près de 8 000 salariés du CHU de Nantes (stagiaires titulaires et CDI) ont reçu une lettre de la direction leur proposant des indemnités financières s'ils acceptaient de libérer leur poste. En proie à un déficit de plus de 20 millions d'euros, le CHU a obtenu le feu vert de l'agence régionale hospitalière pour utiliser ce dispositif, permis par un décret de novembre 1998, afin d'alléger sa masse salariale.
Entre 150 et 220 départs volontaires seraient ainsi espérés. « Nous sommes persuadés que les postes ne seront pas remplacés. C'est un plan social déguisé », craint la syndicaliste.