Bruno Solo: «Quand on est auteur, il faut être aware»

8 contributions
Publié le 14 octobre 2008.

CULTURE - Interview du comédien, auteur, producteur...

Il n’est pas que Hervé dans «Caméra Café» mais aussi un mari infidèle dans la pièce de théâtre de Feydeau («Le Système Ribadier»), actuellement en tournée. Bruno Solo, comédien, auteur, producteur, boulimique de boulot, reçoit 20minutes.fr dans les bureaux de Calt, sa société de production.
 
>> Voir la réaction de Bruno Solo à la mort de Guillaume Depardieu >>

Entre Feydeau et «Caméra Café», vous faites le grand écart?
Détrompez-vous, on peut faire un vrai parallèle entre les deux. Car «Caméra Café» ressemble à du théâtre: on joue face caméra, avec des personnages qui arrivent de la gauche et de la droite. Et c’est une comédie sur le travail et l’entreprise. Feydeau, c’est aussi de la comédie pure, mais sur le couple. Une farce burlesque sur des bourgeois qui se mentent et vivent une situation sclérosée.
 
Vous avez parlé de «Caméra Café» comme d’une «prison dorée». Pourquoi?
Oui, parce que, pendant quatre ans, je n’ai pas eu le temps de faire autre chose, sinon écrire et tourner 700 sketchs. Mais j’espère que, plus tard, «Caméra café» sera étudié comme l’une des premières comédies à la télé sur le travail, où l’on parle des licenciements abusifs, des suicides en entreprise, de délocalisation sauvage, de racisme, de parachutes dorés, du «travailler plus pour gagner plus», au travers de personnages caricaturés.

Toute bonne comédie a un terreau social et dramatique. On a montré l’ivresse du travail, les petits chefs et la mesquinerie que cela peut entraîner. Toute proportion gardée, l’ancêtre de «Caméra Café» serait «Les Temps Modernes» de Chaplin qui étudiait ce que serait une société exclusivement portée sur le bonheur de travailler plutôt que sur le bonheur de vivre.
 
Pourtant, en tant qu'auteur et comédien, vous ne vivez pas les petits drames de l’entreprise…

J’ai eu une vie avant d’être auteur. Et mes copains, ils ne sont pas là à graviter dans les fêtes d’Eddy Barclay. Quand on est auteur, il faut être «aware», pour reprendre l’expression d’un Jean-Claude Van Damme trop peu cité…

Recueilli par Alice Antheaume / Vidéo: Cyprien Iov
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Image et Son
649 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr