JUSTICE - L'ancien président de l'UIMM est de retour dans les bureaux du pôle financier du palais de justice de Paris...
Denis Gautier-Sauvagnac est à nouveau entendu ce mardi par le juge chargé de l'enquête sur
les retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie. Notamment mis en examen pour abus de confiance, il est arrivé peu avant 15h au pôle financier du palais de justice de Paris accompagné de son avocat, Me Jean-Yves Leborgne.
Des contreparties pour garder le silence
Pour la troisième fois, Denis Gautier-Sauvagnac doit être interrogé sur l'
identité des bénéficiaires des sommes prélevées dans les comptes de l’UIMM alors qu’il en était le président. Entre 2000 et 2007, plus de 16 millions d'euros avaient en effet été retirés en liquide.
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Il doit également être entendu par le juge Roger Le Loire sur les contreparties qu’il aurait reçues pour garder le silence sur les bénéficiaires de ces retraits. Le juge cherche notamment à en savoir plus sur les avantages qui lui ont été consentis contractuellement à l'occasion de son départ de l’organisation patronale.
«Une clause de silence»
L’indemnité de 1,5 million d'euros prévue en décembre 2007 avait en effet été
divisée par deux six mois plus tard. Une clause de confidentialité qui pouvait être «interprétée comme une clause de silence», selon l'UIMM, avait également été supprimée du contrat.
Mercredi, ce sera au tour de Michel de Virville, membre du bureau de l'UIMM mandaté pour négocier le départ de l’ancien président, d’être auditionné. L’UIMM, qui dément tout «achat» du silence de Denis Gautier-Sauvagnac, doit également être entendu en tant que personne morale. Dans un communiqué, l'organisation patronale a indiqué que cette audition pourrait «conduire à une mise en examen de l'UIMM».
avec agence