Nul ne peut encore présager du sort de Raymond Domenech, qui se jouera mercredi, mais les joueurs de l’équipe de France, eux, ont choisi: ils votent Raymond. «On a joué pour lui», assurait même Franck Ribéry à la fin du match.
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Pour Jean-Alain Boumsong, le destin du sélectionneur a même poussé les joueurs à se dépasser pour accrocher l’égalisation. «On s'est battu pour la France, pour nous aussi, et on a rajouté, consciemment ou inconsciemment, cet effort supplémentaire pour un entraîneur pour lequel nous avons envie de mouiller le maillot.»
Dimanche, un autre poids lourd des Bleus, Thierry Henry, encore capitaine après le nouveau forfait de dernière minute de Patrick Vieira, a lui aussi pris position en faveur de Raymond Domenech: «C'est le coach, c'est lui qui est là. C'est lui qui fait l'équipe. Nous on est tous avec le coach. C'est notre coach.»
Sur le banc des accusés, la presse, bien sûr, mais aussi les dirigeants du foot français: «S'il y a des «si», tu laisses des portes ouverte à des journalistes pour entrer dedans. Si les choses sont claires, c'est plus facile. Soit on continue, soit arrête tout de suite. A un moment donné, il faut que ce soit clair.» Et si possible, avant le France-Tunisie de mardi soir, où Raymond Domenech s’avancera dans l’arène devant les spectateurs du stade de France, ceux-là même qui avaient bruyamment appelé à sa démission en septembre dernier, face à la Serbie.