Le prix Nobel récompense quarante-cinq ans d'une carrière littéraire riche d'une cinquantaine d'oeuvres, et inaugurée en 1963 par Le Procès-verbal. Le Clézio reçoit pour ce premier roman le prix Renaudot, et manque, d'un rien, le Goncourt. Prix qu'il n'a d'ailleurs toujours pas décroché à ce jour.
Son oeuvre a peu à peu évolué des thèmes de la folie et du langage à une littérature tournée vers les voyages et les autres. De cette vie d'écrivain baroudeur, l'auteur, né à Nice mais qui passe une partie de son enfance en Afrique, dit avoir « beaucoup appris ». Il est l'un des romanciers voyageurs les plus énigmatiques de son temps. Il sait aussi raconter mieux que personne les scènes désertiques. Son style, simple d'apparence, cultive une langueur et une lenteur, et fait de lui un écrivain du silence.
Aujourd'hui âgé de 68 ans, Le Clézio a pour projet d'écrire une pièce de théâtre mettant en scène la querelle entre le philosophe allemand Kant et le théologien suédois Swedenborg.