« La pression est moins grande pour nous car eux sont devant leur public. » A quelques heures du voyage de ce soir à Istres (avant-dernier), l'entraîneur nantais Stéphane Moualek dédramatise la situation. Cette dernière n'est pourtant pas reluisante pour le promu nantais, lanterne rouge de D1 : quatre matchs, quatre revers en championnat, et une élimination, le week-end dernier, à Aurillac (30-28), lors du premier tour de la Coupe de la Ligue. A tel point que l'entraîneur nantais parle d'un « syndrome » de la défaite. « Il y a une volonté réelle de bien faire de la part de mes joueurs, estime-t-il. Il doit y avoir une prise de conscience individuelle et collective. »
Le coach se souvient d'une période aussi trouble qu'aujourd'hui. C'était en début de saison 2006, à l'aube d'une deuxième saison en D2 pour le « H » . « On avait recruté de jeunes joueurs comme Sincère ou Lambert, se rappelle-t-il. Lors des treize premiers matchs, on avait perdu six fois et gagné à deux reprises. On était mal au classement. Mais, avec le travail et le retour à nos valeurs collectives, on avait enchaîné cinq succès. » Le « H » avait finalement terminé 7e. Cette saison, ce classement relève du domaine du rêve. Frédéric Dole et ses coéquipiers ne revendiquent qu'un seul but en fin de saison : laisser deux équipes derrière eux. La course au maintien débute, ce soir, dans les Bouches-du-Rhône.