Le Racing va faire un grand saut dans l'inconnu, ce soir, à Angers. Le leader strasbourgeois n'a plus affronté la formation angevine depuis 1994 et un nul (2-2) à la Meinau, obtenu par Franck Leboeuf et consorts. Ensuite, le SCO (12e), en pleine dégringolade en L2 avec cinq matchs sans victoire, doit faire face à des blessures en cascade. « Je ne suis pas au courant de ça, assure Jean-Marc Furlan. J'ai beaucoup de respect pour mon adversaire, mais peu m'importe ce qui s'y passe. »
L'entraîneur strasbourgeois se focalise sur les siens et, pour la première fois en dix journées de Ligue 2, il va pouvoir aligner la même équipe deux fois de suite : « C'est une bonne chose, surtout sur l'aspect défensif. » Lacour, Paisley (qui ont prolongé jusqu'en 2012), Ducrocq et Othon devraient monter la garde devant le but Ciel et Blanc. « J'ai donné des consignes pour sortir le ballon. Ils les connaissent et feront ce qu'on a décidé. Ça permet d'avoir un temps d'avance au milieu du terrain », analyse Jean-Marc Furlan, qui prend l'exemple de Nîmes (5-0), lundi, où le quatuor était aligné et la défense performante pour relancer.
A Angers, Grégory Paisley ambitionne un nouveau succès, car « être invaincu est une source de motivation ». Le défenseur poursuit : « On est l'équipe à battre. C'est un statut agréable mais il faut assumer. »