Les tests salivaires de détection d'usage de stupéfiants arrivent. Mais ce n'est pas la seule nouveauté en matière de lutte contre l'imprudence au volant. Hier, l'escadron de sécurité routière (EDSR) du Bas-Rhin a annoncé une initiative inédite : la diffusion hebdomadaire par voie de presse des lieux de contrôles de vitesse sans interception, réalisés par des véhicules banalisés équipés de radars. La liste concerne environ un tiers des points de contrôles mobiles de la gendarmerie départementale. Elle ne dévoile par leur situation précise, mais les axes concernés « afin que les automobilistes soient attentifs durant tout le trajet », souligne le colonel Patrick Touron, qui commande le groupement de gendarmerie du Bas-Rhin dont dépend l'EDSR. Les heures de contrôle ne sont pas indiquées non plus, « pour sécuriser les axes toute la journée », ajoute le capitaine Jérôme Kaczmarek, qui dirige l'EDSR.
Si l'expérimentation prévue pendant plusieurs semaines est positive, elle pourrait être pérennisée. Le président de la Ligue contre la violence routière d'Alsace, Gilles Huguet, pense que « cette formule intermédiaire entre le radar automatisé signalé par un panneau et le contrôle mobile aléatoire sera bénéfique ». Il suggère qu'elle soit étendue au Haut-Rhin. Depuis le 1er janvier, trente-trois automobilistes ont perdu la vie dans la zone gendarmerie du Bas-Rhin, contre quarante-trois l'an passé à la même période.