On n'a bientôt plus de pétrole, mais le Président assure qu'il a des idées. Nicolas Sarkozy a présenté, hier lors de sa visite au Salon de l'automobile 2008 à Paris, son plan de soutien au développement des véhicules propres. Avant son discours, il a d'ailleurs surtout regardé, sur les stands, les prototypes de véhicules décarbonés, sa principale préoccupation du moment. Souhaitant une ambition française alors que s'annonce la fin du pétrole, le chef de l'Etat a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 400 millions d'euros sur quatre ans pour accélérer le développement et la recherche.
Mais pour lui, il faut aussi créer la demande car si les industriels ne se lancent pas encore sur ce marché, c'est parce que les consommateurs ne sont pas au rendez-vous. Seule solution : faire baisser les prix. « Pour que ces véhicules soient abordables, il faut qu'ils soient produits en série », a expliqué le Président, assurant toutefois que l'Etat n'avait pas pour vocation de subventionner à vie les achats. Autres mesures annoncées hier : l'extension, jusqu'en 2012 et aux véhicules utilitaires légers, du bonus écologique de 5 000 euros déjà versé pour les voitures les moins polluantes, la multiplication des points de rechargement électrique (à domicile, sur le lieu de travail ou dans les supermarchés), l'engagement de l'Etat à ne plus acheter, dès 2009, des véhicules émettant moins de 130 g/km de CO2...
Enfin, lorgnant les pratiques américaines de soutien à son industrie automobile, Nicolas Sarkozy, président actuel de l'Union européenne, va proposer à Bruxelles de revoir les règles qui encadrent les aides d'Etat.