Au quatrième jour de la disparition de ses deux filles à Reims (Marne), le père de Valérie, 13 ans, et de Sophie, 11 ans, a entamé une grève de la faim. Me Labeau-Bettinger, avocate de Renaldo Galtieri, un Franco-Italien de 36 ans, l'a annoncé hier à 20 Minutes, confirmant ainsi une information du post.fr : « Il est désespéré, révolté contre la justice française qu'il tient pour responsable de sa situation. Il entame une grève de la faim. Il est très abattu », déclare-t-elle. Ses deux filles ont disparu lundi, sur le trajet les menant au collège voisin Thomas-Gousset. Quatre jours pile après la décision de la cour d'appel de Reims qui a ordonné leur retour en Italie auprès de leur mère Katia. C'est elle qui en a la garde depuis la séparation du couple, début 2004. Dans une lettre en italien, retrouvée dans leur chambre, les adolescentes expliquent, selon leur père, « ne pas avoir confiance en la loi française qui ne nous a pas aidées », avant d'ajouter : « Nous préférons mourir que retourner en Italie. Pardonne-nous. » Selon Renaldo, ses filles étaient maltraitées, voire « menacées de mort » chez leur mère, où vit aussi l'aînée de la fratrie, âgée de 16 ans. Des accusations « totalement fausses », selon le défenseur de Katia, qui s'exprime dans Le Parisien.
Les enquêteurs n'excluent pas l'hypothèse d'une « complicité d'adultes ». Sophie et Valérie ont disparu lundi, veille de l'arrivée de leur mère en France pour les récupérer. Depuis, elles restent introuvables.