FIN DE VIE - La garde des Sceaux est hostile à une modification de la loi...
Pour Rachida Dati, ministre de la Justice, il n’est pas souhaitable de modifier la loi sur la fin de vie. Lors de son
audition devant la mission d'évaluation de la loi Leonetti mercredi, elle a préféré envisager un traitement au cas par cas des situations les plus difficiles.
«Un irresponsable majeur»
«Si l'application de la loi pose un problème, c'est au juge de discerner les variantes et les exceptions», a-t-elle affirmé en référence à
l’affaire Chantal Sébire qui avait relancé la polémique sur l’euthanasie en mars dernier.
Pour Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (
ADMD), cette déclaration montre surtout la volonté de la ministre de «mettre les patients sous la tutelle des juges, comme si la personne qui souffre devenait un irresponsable majeur».
La mission «s’apprête à accoucher d’une souris»
Partisan d’une réforme de la loi Leonetti, Jean-Luc Romero demande au gouvernement de «légiférer en faveur d'une loi de liberté comprenant un vaste plan de réforme des soins palliatifs, aujourd'hui inaccessibles à la grande majorité des Français (...), et un volet légalisant l'euthanasie.»
Dans un communiqué de presse, l’association déclare craindre que la mission d'évaluation en cours depuis le 16 avril dernier «s'apprête à accoucher d'une souris». Le
rapport doit être rendu à la mi-novembre.
avec agence