Séance de pensée positive à Clairefontaine

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Publié le 8 octobre 2008.

FOOT - Les Bleus se sont retrouvés à Clairefontaine pour préparer le match en Roumanie..

Au milieu de la sereine forêt de Rambouillet, les Bleus ont retrouvé mardi leur antre de Clairefontaine. Dans cet humide atmosphère automnale, les sifflets et l'odeur de souffre du Stade de France paraissent bien loin. Comme à leur habitude, les joueurs se sont d'abord retrouvés, avant de s'entraîner pendant une heure et demi. Et même s'il est dans toutes les têtes, l'avenir de Domenech n'est pas du tout la priorité.

Petit florilège d'un discours bien huilé. Ben Arfa: «On ne pense pas une seule seconde au sort du sélectionneur.» Alou Diarra: «Bien sûr, il y a plein de choses qui se disent autour de nous mais nous sommes des professionnels et nous devons savoir faire abstraction.» Florent Sinama-Pongolle:
Il n'y a pas le sort du sélectionneur d'un côté et celui des joueurs de l'autre. Il faut remplir notre objectif tous ensemble.»

Faire abstraction

L'équipe de France préfère donc regarder devant elle et ne parler que du match à venir samedi à Constanta face à la Roumanie. Le navire bleu tangue et la tête du commandant qui joue sa tête n'est pas la priorité. Il y a des moments pour tout. Comme un symbole, Raymond Domenech n'est pas venu s'adresser à la presse. Le sélectionneur menacé ne devrait le faire que vendredi à la veille du match contre la Roumanie dont le résultat mais aussi le contenu devraient peser beaucoup lors du Conseil Fédéral du 15 octobre.

«Domenech nous a simplement dit de bien vivre ensemble», rapportait Sinama Pongolle tout heureux d'être sélectionné avec les grands Bleus après avoir été champion du monde des moins de 17 ans. Le joueur de l'Atletico Madrid n'a pas trouvé l'ambiance de ce rassemblement plombée par l'avenir du sélectionneur. «De toute façon, je préfère ne pas trop me poser de questions. Déjà que joueur pour l'équipe de France c'est compliqué, alors si en plus je commence à me prendre la tête...» Le jeune attaquant apprend vite.


Derrière la rhétorique, les Bleus font tout de même un peu de calcul mental. Car si le sort du sélectionneur est sans doute lié au match de samedi, celui des Bleus ne serait bien sûr pas condamné en cas de mauvais résultat. «C'est vrai qu'un point ne serait pas forcément un mauvais résultat», admet Alou Diarra.

Devant les journalistes, l'ojectif reste 2010. Dans toutes les têtes, c'est une autre histoire.

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