Elections municipales: «Justice est faite!», la fraude à la chaussette reconnue à Perpignan... Darcos a vraiment perdu...

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Publié le 7 octobre 2008.

POLITIQUE - La justice administrative se prononce ces jours-ci sur les recours consécutifs aux élections municipales de mars dernier...

La justice administrative se prononce ces jours-ci sur les recours consécutifs aux élections municipales de mars dernier. Alors que Nathalie Kosciusko-Moriset était confirmée lundi, nouvelles décisions ce mardi.

Election annulée à Perpignan

La «fraude à la chaussette» a été reconnue. Le tribunal administratif de Montpellier a annulé l'élection municipale de Perpignan, qui avait donné Jean-Paul Alduy (UMP) gagnant, estimant que la fraude était bien avérée et que le faible écart de voix entre les deux candidats pouvait altérer la sincérité du résultat.

«J'ai eu les larmes aux yeux ce matin à l'annonce de la décision: justice était faite! J'éprouve maintenant un sentiment de plénitude, tout est en ordre», a déclaré Jacqueline Amiel-Donat, tête de la liste de gauche, battue de 574 voix par Alduy en mars.

Le jugement précise que la prochaine élection devra être surveillée par un juge du tribunal. L'élection avait été entachée d'incidents évoqués dans les médias sous le nom de «fraude à la chaussette». Le président d’un bureau de vote avait été trouvé en possession de bulletins de vote et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes, lors du dépouillement. Cet homme, frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, a été mis en examen pour fraude électorale.

Darcos a vraiment perdu

Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'annulation des élections municipales de Périgueux où le ministre de l'Education Xavier Darcos (UMP) avait perdu son fauteuil de maire.

L'ancien ministre Pierret perd son siège à Saint-Dié

Le tribunal administratif de Nancy a annulé mardi l'élection municipale de Saint-Dié (Vosges), remportée de justesse en mars par l'ancien ministre (PS) Christian Pierret, en raison d'une irrégularité.

Le 30 septembre, le commissaire du gouvernement avait recommandé d'annuler l'élection au motif qu'une promesse de remboursement d'un trop perçu de charges locatives, faite le 28 février par la municipalité sortante à 600 familles du quartier Kellerman, était de nature à avoir «un fort impact sur les habitants de ce quartier d'habitat social» et «a, peut-être, permis une remobilisation des électeurs en faveur du maire sortant».

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