Jérôme Rothen: «Je balance toujours ce que j'ai à balancer»

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Publié le 8 octobre 2008.

FOOT - Le joueur du PSG se raconte dans une autobiographie...

Jérôme Rothen publie mercredi 8 octobre le livre «Vous n’allez pas me croire» dans lequel le milieu offensif du PSG se raconte sans la langue de bois qu’il déteste. A travers son exemple, il décrit les mœurs du milieu footballistique. Caustique.
 

Pourquoi écrire un livre alors que votre carrière n’est pas terminée?
Plusieurs maisons d’édition m’ont contacté. En Angleterre, ce genre de livre se fait beaucoup. Wayne Rooney doit en être à son troisième. Je ne voulais pas attendre ma retraite comme certains pour parler de mes expériences et donner l’impression de cracher dans la soupe.

Pour lire les meilleurs extraits du livre, c'est par ici

Aviez-vous envie de corriger votre image?
Pas forcément. Dans ce livre, je suis juste sincère. Ce livre représente bien ma carrière. J’ai vécu beaucoup de choses, j’ai galéré, j’ai connu des petits et des grands clubs, j’ai fait des conneries. S’il peut servir à des jeunes qui débutent, tant mieux… C’est vrai que j’espère aussi que les gens l’achèteront en province où je suis sifflé un peu partout.

Vous racontez de nombreuses anecdotes qui ne mettent pas forcément en valeur d’autres joueurs. Avez-vous reçu des coups de téléphone?
Quelques-uns (sourires) mais je comprends que certains soient énervés. «L’Equipe magazine» a publié des anecdotes sorties de leur contexte. Je n’ai pas reçu de pression de l’entourage de Zidane mais lui m’a appelé. Ca nous a permis d’avoir une explication. Il ne s’est pas excusé pour m’avoir traité de «fils de pute» en 2004 lors du quart de finale de la Champion’s League. J’ai raconté ce fait de jeu car Zidane est le plus grand joueur que l’équipe de France ait connu et ça m’a d’autant plus déçu à l’époque.

En avez-vous marre de la langue de bois? Aviez-vous besoin de régler des comptes?
Je pense qu’il faut toujours dire la vérité. Ca m’a joué des tours dans mes jeunes années et un coach comme Didier Deschamps m’a appris à me canaliser même si en interview, je balance toujours ce que j’ai à balancer. Mais ce livre n’est pas un règlement de compte. Il a un côté chambreur qui me ressemble. Quand je traite William Gallas de «truffe», je reprends juste l’expression de gamin que nous utilisions quand nous étions ensemble à Clairefontaine. J’assume tout et je n’ai pas à me justifier. La seule personne égratignée dans ce livre, c’est moi. Ce n’est pas un livre sur Zidane ou sur Gallas mais sur Jérôme Rothen.

Est-ce que la sortie imminente de ce livre a pu perturber votre début de saison?
Un peu. Quand le magazine est sorti avec les extraits, c’était un samedi, un jour de match. Nous avons perdu la rencontre face à Grenoble. La semaine d’après, j’ai eu plein de petites emmerdes, tout le monde m’interrogeait sur le livre et ce n’était pas évident à gérer. Mais je ne vais pas me cacher derrière ça.

Est-il possible d’avoir des amis dans le foot?
C’est possible mais pas facile car dans ce milieu hyper-médiatisé, les footballeurs sont des cibles et ils essayent de se protéger. Je suis resté très copain avec Patrice Evra et Grégory Tafforeau. En fait, c’est possible d’avoir deux ou trois potes mais sûrement pas 20.

Quel est le passage dont vous êtes le plus fier?
Celui sur ma venue au PSG. Ca a été une histoire compliquée mais c’était mon rêve de gosse.

 
Matthieu Goar
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