JUSTICE - Pierre Falcone était présent ce lundi au tribunal de Paris. Ce n'était pas le cas de son co-accusé, Arcadi Gaydamak…
Pierre Falcone était bien présent ce lundi à l’ouverture du procès de l’Angolagate. Accusé avec Arcadi Gaydamak d’avoir vendu l’équivalent de 790 millions de dollars d’armes à l’Angola en pleine guerre civile, il a pris place aux côtés de 40 autres personnes soupçonnées d’avoir perçu des pots-de-vin dans
cette affaire. Parmi celles-ci, de nombreuses personnalités: Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani, son conseiller au ministère de l'Intérieur, Jean-Christophe Mitterrand, le fils aîné de l’ex-président, ou encore Paul-Loup Sulitzer.
«Il n’a commis aucun délit»
Principal accusé avec Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak, un homme d'affaires d'origine russe, ne devrait en revanche se rendre à l'audience qu’«au cours du mois de novembre», selon son avocat Me William Goldnadel. «Il ne s'est pas soustrait à la justice française (...) Il est hors de question qu'il fasse le moindre jour de prison alors qu'il n'a commis aucun délit», a-t-il aussi affirmé. Arcadi Gaydamak, visé par un mandat d'arrêt international, n'a jamais été interrogé par la justice française.
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«Secret défense»
Dès les premières heures des 58 audiences prévues, la défense devrait multiplier les recours pour tenter de faire capoter le procès. Pour elle, il n'a pas lieu d'être puisque les armes ne transitaient pas par la France. L’argument a aussi été avancé récemment par Hervé Morin, ministre de la Défense.
La République d'Angola souhaite elle aussi empêcher la tenue du procès au nom du «respect du secret défense» d'un pays étranger. Elle a déposé
un recours pour limiter les «discussions publiques» sur des affaires concernant «ses intérêts d’Etat et de défense nationale».
avec agence