JUSTICE - La république d'Angola dépose un recours pour empêcher la tenue du procès…
Le
procès de l’Angolagate aura-t-il bien lieu? Il a débuté ce lundi après-midi à Paris. Mais le recours déposé par la république d’Angola au nom du «respect du secret défense» pourrait en perturber l’ouverture.
1,85 million de barils de pétrole par jour
Pour l’Angola, il s’agit d’empêcher la tenue de «discussions publiques» touchant à «ses intérêts d’Etat et de défense nationale», selon Me Francis Teitgen, défenseur de l'Etat africain. Il soutient «que les droits attachés à sa qualité d'Etat souverain ont été bafoués depuis le début de
cette procédure».
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Alors que les relations diplomatiques entre l’Hexagone et l’Angola, qui produit 1,85 million de barils de pétrole par jour, viennent de reprendre depuis quelques mois, des révélations sur les pots-de-vin versés aux dirigeants de ce pays africain pourraient se révéler embarrassantes. Des
«recommandations» de l'Elysée ont d’ailleurs fait entendre le message au président du tribunal.
Immunité diplomatique
Pierre Falcone, l’un des principaux accusés, nommé en 2003 «ministre conseiller à la délégation permanente de l’Angola auprès de l’Unesco», pourrait de nouveau faire appel à «son immunité diplomatique» pour ne pas comparaître. Pour les 41 autres accusés, dont l’ex-ministre Charles Pasqua, l’économiste Jacques Attali ou encore Jean-Christophe Mitterrand, l’invocation du «secret défense» leur épargnera-t-il un procès qui devrait durer quatre mois au minimum?
avec agence