Ne cherchez par le moteur de la Will sous le capot... Il est dans les roues. Signé du constructeur français Heuliez, sur base d'Opel Agila, ce prototype intègre le procédé Active Wheel, développé par Michelin. La nouveauté ? Moteur et suspensions, tous deux électriques, sont logés dans chaque roue. Une « révolution » qui donne aux « constructeurs les moyens de repenser intégralement l'automobile », selon Michel Rollier, patron de Michelin. « L'idée n'est pas fondamentalement nouvelle. Ce qui est révolutionnaire, c'est d'être parvenu à la réaliser, en relevant le défi de la compacité », se félicite Patrick Oliva, directeur de la prospective et du développement durable chez Michelin.
Avec un soupçon de perfidie, les concurrents se font un plaisir de préciser que cette « révolution » a déjà été présentée par Michelin il y a quatre ans. A la différence près que pour la première fois, une voiture roule avec Active Wheel. Assurée par des suspensions électriques, qui suppriment tout roulis, La tenue de route, annonce Michelin est « sans égale ». Concernant l'autonomie, pour ce véhicule 100 % électrique, les automobilistes pourront choisir des modules de batteries lithium-ion, offrant 150, 300 ou 400 km d'autonomie, en fonction de leurs besoins. Vides, les batteries pourront être échangées contre des pleines dans des stations dédiées.
En l'absence de moteur thermique, la Will n'émet aucune émission polluante. Quant au coût, « il n'y a aucune raison que ce procédé soit cher », précise Patrick Oliva. L'objectif à terme, après 100 000 véhicules produits, est que le prix ne soit pas plus élevé que le véhicule équivalent en essence. A quand des Will sur les routes de France ? Michelin table sur une commercialisation en 2010 pour les entreprises et les collectivités et 2012 pour les particuliers.