BANQUE - Le gouvernement français, «choqué» par le montant de l'indemnité d'Axel Miller, a convaincu le dirigeant belge d'y renoncer…
Christine Lagarde a réussi à le convaincre : selon le
«Parisien», Axel Miller, l’un des deux dirigeants de la banque Dexia, devrait renoncer à son indemnité de départ
évaluée à 3,7 millions d’euros.
Lagarde menace
Il faut dire que la ministre de l’Economie qui s’entretenue avec l’ex-dirigeant de la banque franco-belge, lors d’une réunion qui s’est déroulée dans la nuit de jeudi à vendredi, a su trouver les mots : elle aurait menacé de ne pas participer à
la recapitalisation de la banque.
Axel Miller, ainsi que le président du conseil d’administration de Dexia, Pierre Richard, avaient démissionné mardi dernier après l’annonce par les autorités françaises, belges et luxembourgeoises d’un plan de sauvetage de près de 6,4 milliards d’euros de leur établissement.
Une loi «dans les prochaines semaines»
Le montant annoncé de l’indemnité de départ d’Axel Miller avait relancé mercredi la polémique sur les parachutes dorés. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, avait même annoncé une nouvelle loi limitant ces pratiques «dans les prochaines semaines».
Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des Dépôts, avait indiqué mercredi, qu’en tant qu’administrateur de Dexia, il proposerait au Conseil d'Administration de la banque d'examiner toutes les dispositions permettant de «s'opposer au versement d'un parachute doré à l'administrateur délégué à l'occasion de la cessation de ses fonctions».
Interviewé mercredi par la télévision belge, Axel Miller avait fait preuve d’une certaine légèreté à propos de cette indemnité.
A.L. avec agence