Les communes défendent leurs petits hôpitaux

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Publié le 2 octobre 2008.

SANTE – Alors que certains établissements sont menacés par la réforme hospitalière de Roselyne Bachelot, l'Association des petites villes de France monte au créneau…

La lutte pour la sauvegarde des petits hôpitaux a commencé. Alors que certains établissements sont menacés de fermeture par la forme hospitalière de Roselyne Bachelot, l'Association des petites villes de France (l’APVF) est montée au créneau, jeudi, pour les défendre. Selon l’association, qui représente 1.000 villes de 3.000 à 20.000 habitants, ces petits hôptaux jouent un rôle indispensable en France et font l'objet d'attaques infondées, notamment sur leur coût et leur qualité.
 
5% des dépenses de santé
 
Selon le président de l’APVF, Martin Malvy (PS), des études montrent que la taille idéale des hôpitaux est entre 200 et 650 lits. «Si les petits hôpitaux n'ont pas les moyens pour les pathologies graves, en revanche, les grands hôpitaux utilisent souvent des moyens disproportionnés pour de petites pathologies.» Et d’ajouter que les 500 plus petits hôpitaux de France ne représentent que 5% des dépenses de santé.
 
«La fermeture de petites unités signifierait que plus de patients ne nécessitant pas de gros soins iront surcharger les hôpitaux les plus grands», a-t-il relevé. Et d’insister sur la qualité des soins qui se lit également à travers l'indice officiel d’infections nosocomiales selon lequel les petits hôpitaux ont de meilleurs résultats que les grands.
 
Pour l'APVF, le système hospitalier doit être accessible à tous, à la fois financièrement et géographiquement. L’association a également insisté sur le fait que les actes qui peuvent être réalisés au niveau local doivent l'être.
 
Financement spécifique
 
Concernant les communautés hospitalières, en cours de mise en place, l'APVF n'y est pas opposée à condition qu'elles ne se traduisent pas par la fermeture de services et, à terme, de petits hôpitaux. Car « si des hôpitaux disparaissent, les médecins iront s'installer ailleurs», a prévenu Martin Malvy. Il suggère un plan national d'installation du personnel médical dans les zones sous-équipées ou dans les hôpitaux qui rencontrent des difficultés de recrutement de personnel.
 
Enfin, l'APVF souhaite aussi un financement spécifique aux petits établissements, comme la prise en charge des personnes âgées. L’association demande aussi un plan national de développement de la télémédecine pour rompre l'isolement géographique des petits hôpitaux. Et pour enrayer la désertion de ces établissements, l'APVF préconise que les internes en médecine, comme les élèves infirmiers, y effectuent une partie de leurs stages.
 
Le livre blanc de l'APVF est publié alors que la réforme hospitalière pourrait être adoptée en conseil des ministres, fin octobre.
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