RUGBY - Portrait de la dernière recrue du Stade Français...
Le pari n’est pas encore gagné, mais il ne pouvait pas mieux débuter. Pour ses premiers pas avec le Stade Français,
Mark Gasnier a déjà trouvé le chemin de l’embut vendredi dernier contre Bourgoin (32-25). «Son match confirme qu’il possède beaucoup d’appuis et sait faire jouer les autres. Il ne se contente pas d’aller défier physiquement», se félicite Christophe Dominici, chargé de couver le nouveau venu en tant qu’entraîneur des arrières. Repérable à ses crampons rouges, l’ailier australien sait tout autant déménager des pianos qu’en jouer. Des qualités techniques et physiques qui ont fait de
ce colosse d’1,90 m pour 103 kg une star dans son pays.
Pourtant, son arrivée en France n’a pas déclenché une effervescence comparable à celle de Dan Carter à Perpignan. Gasnier, le nom claque surtout dans l’imaginaire du XIII. Beaucoup de fuseaux horaires plus loin et quelques euros en plus, Gasnier repart de zéro à 27 ans en se lançant à la conquête du Top 14.
Une fiancée française
Si le staff parisien l’a positionné à l’aile contre Bourgoin, Christophe Dominici entend aussi «l’essayer comme second centre. Il possède la polyvalence pour s’y imposer.» L’ancien ailier des Bleus ne doute pas de l’adaptation de son protégé. «Il rencontrera plus de difficultés quand le niveau va s’élever en face, mais il possède les qualités pour s’imposer, décrypte l’entraîneur parisien. Il lui reste à travailler sa technique au sol, car dans le XIII on ne conteste pas le ballon dans ces phases.»
Autre chantier en cours, la communication avec ses partenaires. Malgré son patronyme, l’Australien débute en français. Avec une fiancée française, Gasnier dispose cependant de la meilleure des profs particulières pour progresser.
Alexandre Pedro