EMPLOI - Laurent Wauquiez comme Eric Woerth ont livré leurs pronostics ce mardi matin. Et ce n'est guère réjouissant...
Au moins, on ne pourra pas les taxer de fausses promesses. Laurent Wauquiez comme Eric Woerth n’ont pas enjolivé la situation de l’emploi ce mardi,
au lendemain de l'annonce officielle d'une hausse de 2,2% en août du nombre de chômeurs (plus 41.300). On compte désormais 1.949.600 demandeurs d'emploi en France.
Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'emploi, a expliqué sur France Inter qu'il s'attendait à des chiffres du chômage «mauvais pour un an».
«Ce n'est pas une nouvelle qui évidemment me réjouit», a dit Wauquiez, mais «la France n'est pas protégée par magie: on va rentrer dans une période qui va être délicate en termes d'emploi».
Wauquiez: «On va avoir un an difficile»
Le chiffre du chômage en août est «très élevé», a-t-il reconnu. «Lucidement, on ne devrait pas réavoir un chiffre comme ça sur l'ensemble des mois qui vont venir. Par contre, on a une dégradation du climat économique et ça pèse nécessairement sur l'économie de la France.»
«Ca ne veut pas dire du tout dramatique. Je ne pense pas qu'on aura une situation aussi grave que ce qu'on a pu connaître dans des périodes comme 93 où le début des années 80, mais on va avoir un an difficile», a tenté de rassurer Laurent Wauquiez. Même si ce chiffre d'août est justement le pire résultat mensuel depuis 1993.
Le chômage va «réaugmenter» selon Woerth
Eric Woerth, le ministre du Budget, a lui prévenu sur LCI que le taux de chômage allait «réaugmenter», car en période «de faible croissance, on ne crée pas d'emplois, parce qu'avec une faible croissance on ne recrée pas de pouvoir d'achat: il faut donc régler ces problèmes de crise».
Interrogé sur les solutions, le ministre a estimé qu'«il y a déjà beaucoup de traitement social du chômage», notamment ces
«contrats aidés, qu'on doit pouvoir évidemment développer».
Les contrats aidés comme «airbag»
"Ca doit servir d'airbag et d'ailleurs, dans le budget 2009, il y a déjà ces moyens disponible», a-t-il dit.
Eric Woerth a répété le souhait du gouvernement de voir les gestionnaires de l'Unedic baisser les cotisations chômage au profit d'une hausse des cotisations vieillesse.
Et ce malgré la remontée du chômage qui risque de se traduire par de moindres rentrées de cotisations vers le régime d'assurance-chômage.
Avec agence