L'Elysée a confirmé la participation française au «plan de recapitalisation de Dexia», au terme duquel l'Etat français et la Caisse des Dépôts et Consignations détiendront une «minorité de blocage» dans le capital (avec plus de 25% de celui-ci).
L'accord prévoit que les autorités fédérales et régionales et les investisseurs institutionnels belges injecteront 3 milliards d'euros dans le groupe, le gouvernement français et la Caisse des dépôts et consignations 3 autres milliards, et le gouvernement luxembourgeois 376 millions.
Nouvelle répartition du capital
Les autorités belges et françaises détiennent désormais plus de la moitié du capital de la banque des collectivités locales.
A présent Le capital se répartit notamment entre, côté belge, le groupe des services financiers Arcofin (13%), les communes belges (14%), la mutuelle Ethias (5%), l'Etat belge (5,7%), les régions belges (5,7%) et côté français, l'assureur CNP (1,3%) et la Caisse des dépôts et consignations (plus de 25%). Tous les actionnaires ont souscrit à cette augmentation de capital à un prix par action de 9,90 euros
Le titre reprend en fanfare
Le titre de Dexia, suspendu ce mardi matin sur les Bourses de Paris et Bruxelles, s'est envolé de plus de 15% à la reprise de sa cotation sur les Bourses de Paris et Bruxelles.
La banque a par ailleurs annoncé qu'elle injecterait un maximum de 500 millions de dollars dans son rehausseur de crédit américain FSA. Cet assureur d'obligations a beaucoup souffert de la crise financière du fait de sa forte exposition aux produits toxiques.