Bilan mitigé pour les premières Uteq mises en place à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Depuis l'arrivée, il y a six mois, de dix-sept « policiers de proximité » dans les quartiers sensibles Bel-Air et Franc-Moisin, les associations d'habitants et les élus constatent toujours des difficultés d'acceptation sur le terrain. « Une équipe a encore été caillassée il y a huit jours au Franc-Moisin », note un représentant de Mieux Vivre à Bel-Air. Selon l'association, l'absence de patrouille le dimanche est par ailleurs « dommageable » pour la lutte contre les trafics. « Il y a une amélioration du climat, nuance Florence Haye, adjointe (PCF) en charge de la Sécurité publique. Les vols à la portière ont ainsi diminué. Mais il faut travailler davantage sur les relations police-population. » La ministre de l'Intérieur devrait aujourd'hui dresser un premier bilan des Uteq.