« De ce match, on ne peut analyser que les 45 dernières minutes, puisque pendant les 45 premières, il n'y a rien eu. » Le constat de Laurent Blanc est cruel, mais indiscutable. Tenus en échec par Saint-Etienne (1-1), dimanche soir, lors de la 7e journée de L1, ses hommes ont encore une fois démontré qu'ils étaient capables, au cours d'un même match, du pire comme du meilleur. Amorphes et logiquement menés au score avant la pause, ils ont répliqué avec panache au retour des vestiaires, aidés par les entrées en jeu de Jussiê et de Marouane Chamakh. « On a une équipe qui réagit bien, mais j'aimerais qu'elle agisse un peu plus », confie le coach bordelais.
Ce n'est pas la première fois que les Girondins se voient reprocher leur jeu intermittent. Durant l'automne 2007, déjà, ils avaient multiplié ces rencontres aux scénarios renversants, avant de trouver leur rythme de vice-champion au coeur de l'hiver. Un an plus tard, ils semblent bien être retombés dans leurs travers, comme l'avaient laissé craindre leurs premières sorties à domicile. « Nous n'arrivons pas à aligner un match plein, regrette Laurent Blanc. Tant qu'on n'y parviendra pas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers. »
En attendant de repenser au podium du championnat, les Marine et Blanc vont devoir se replonger dans le grand bain de la Ligue des champions, demain soir. Avec cette certitude : une nouvelle performance de cet acabit face à l'AS Rome leur serait à coup sûr fatale.