Deuxième de L1 après sept journées, Toulouse ne déclenche pourtant pas un grand enthousiasme parmi les observateurs. En cause : la tactique des Violets, trop frileuse pour les amateurs d'un football offensif. « J'ai assez de choses à penser pour ne pas m'occuper de ce que les gens peuvent dire, réplique Alain Casanova. On n'a rien volé, nos résultats sont totalement justifiés. »
En fait, l'identité du TFC moderne a toujours été essentiellement défensive. D'abord sous l'ère Mombaerts (2001-2006), puis sous Baup (2006-2008) et à présent sous Casanova. « Si on essaie de faire autre chose, cela ne passera pas », explique l'arrière central Mauro Cetto, capitaine d'une formation qui n'a encaissé que trois buts en six matchs après son revers initial à Lyon (0-3). Bref, Toulouse se bat avec ses armes dans une Ligue 1 où le beau football n'est de toute manière pas la règle. « Qu'on me cite quatre ou cinq équipes de L1 qui pratiquent un jeu offensif ! », lâche Cetto. En outre, si le TFC n'enflamme pas les foules, il refroidit souvent ses opposants. « Quand on attaque, on fait très mal ! », s'amuse le milieu récupérateur Etienne Capoue. En effet, les flèches Mansaré (à gauche) et Braaten (à droite), souvent épaulées par Ebondo et Mathieu, s'enfoncent dans les flancs de l'adversaire. Et Gignac finit le boulot. Sur les sept buts violets en L1, l'avant-centre toulousain en a inscrit quatre. Soit autant que le total de certaines équipes : Le Havre, Lorient, Saint-Etienne et Paris.