Dans les étages de Rivetoile, place Dauphine, quelque 400 ouvriers s'agitent jour et nuit à vider des chariots de cartons ou à monter les futurs espaces repos. Au coeur des boutiques, une armée de près de 150 petites mains s'affairent à présenter des vêtements sur des portiques ou à peaufiner les vitrines.
Tout doit être prêt pour l'inauguration officielle du centre commercial demain et son ouverture au public jeudi matin. « Ce sera le cas, a confié hier à 20 Minutes Jean-Philippe Pelou, son directeur. Nous sommes désormais dans la phase de nettoyage intensif. Seules trois ou quatre enseignes sur les quatre-vingt-dix magasins et restaurants du centre ne seront pas prêtes. » En cause, les dates tardives de signature des contrats de location, précise-t-il. Le nouveau site de 28 000 m2 aurait en effet attiré des marques jusqu'au dernier moment.
« Bonjour, je voudrais savoir s'il est possible d'avoir un emplacement », demandait hier encore vers 13 h un commerçant. Une attractivité que Jean-Pierre Pelou espère aussi excercer sur la clientèle. « Il est trop tôt pour faire des estimations de fréquentation, explique-t-il. Mais nous avons bon espoir, car nous sommes dans une zone de chalandise de 450 000 personnes dans la CUS et, étant à 4 km de la frontière allemande, de 50 000 dans l'Ortenau ». Pour les faire venir, le centre compte notamment sur « une locomotive comme Leclerc, qui sera le premier supermarché de 4 500 m2 de surface de vente installé en plein centre-ville ». Ou bien encore sur une vingtaine d'enseignes inédites jusqu'alors à Strasbourg.