SANTE - Pour protester contre la réglementation française encadrant leur profession, elles étaient réunies ce lundi à Paris…
«Nous sommes les cendrillons de l’Europe», explique Fatia Romeu présidente de la Confédération nationale Artisanale des instituts de beauté d’Ile-de-France (CNAIB). Réunies ce lundi devant le ministère de la Santé à Paris, les esthéticiennes (1.000 selon les organisatrices, 400 selon la police) entendaient revendiquer le droit d’utiliser les mêmes techniques que leurs consoeurs européennes. «Nous, on est encore à la pince et à la cire», ajoute Fatia Romeu.
«Les clientes nous réclament des machines qu’on ne peut pas utiliser», précise Michèle Lamoureux, co-présidente du CNAIB. En France, l’aspiro-dépression, une technique contre la cellulite, ou l’épilation par lumière pulsée restent des méthodes réservées aux dermatologues.
Massage ou modelage
Autre revendication: l’utilisation du mot «massage» chasse-gardée des masseurs kinésithérapeutes. Depuis 2005, les 22.000 esthéticiennes réparties dans 15.500 instituts de beauté n’ont le droit de pratiquer que des «modelages». Alain Bergeau de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes regrette d’ailleurs que cette notion n’ait pas été définie comme la loi l’avait prévu. Il constate cependant que «de plus en plus de jeunes kinésithérapeutes investissent le champ du bien-être et qu’ils ont tous les outils pour des massages de qualité». Aussi plutôt que d’ouvrir la pratique des massages à d’autres professions, comme les esthéticiennes, il recommande de lutter contre ceux qui «font des massages thérapeutiques ou de bien-être sans aucune formation de kinésithérapeute ou même d’esthéticienne».
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