Bayern Munich: le modèle de Lyon a bien changé

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Publié le 30 septembre 2008.

FOOT - Mardi soir, Lyon affronte en Ligue des champions un Bayern d'un nouveau genre...

Pas une saison sans que la comparaison ne revienne sur le tapis. A force de dominer le championnat de sa force tranquille, l’Olympique lyonnais serait devenu le Bayern français. A la veille du match entre Munich et Lyon à l’Allianz Arena, c'est Lizarazu qui s'est chargé d'en remettre une couche.

Un match à suivre en live-comme-à-la-maison sur 20minutes.fr


Pourtant, la comparaison devient peut-être de moins en moins pertinente. Pas forcément à cause de Lyon. Avec 7 titres nationaux au compteur, les Lyonnais sont en effet encore loin des 21 titres des Munichois mais ils se rapprochent peu à peu du modèle de leur président Jean-Michel Aulas qui n’a jamais caché son admiration pour la rigueur et le professionnalisme des Bavarois.

Le laboratoire de la Mannschaft


Non, c’est peut-être du côté du Bayern que les choses changent. Sous l’influence d’un homme. L’ancien international champion du monde Jürgen Klinsmann et son management personnalisé à l’américaine est en train de bouleverser les méthodes traditionnelles du vieux club allemand. Vu les résultats catastrophiques de l’équipe (le champion en titre est neuvième après deux défaites consécutives en championnat dont une raclée 5-2 concédée face au Werder), ce n’est pas sûr que les dirigeants bavarois poursuivent l’expérience bien longtemps.

Ils savaient pourtant où ils allaient en engageant Klinsmann. Fans de l’attaquant-star des années 90, les Allemands avaient découvert «Klinsi» entraîneur lorsqu’il a mené la Mannschaft en demi-finale de sa Coupe du monde 2006. Très critiqué à sa prise de fonction parce qu’il continuait à habiter en Californie, le blond avait peu à peu séduit ses compatriotes grâce à ses méthodes iconoclastes. Sous l’influence de l’ancien joueur du Bayern la Mannschaft avait découvert les séances de loisirs (tir à l'arc, bowling) et les jours de repos en famille. Dans les vestiaires, avant chaque rencontre, les joueurs de la Klinsmannscheft formaient un cercle et un remplaçant motivait les troupes avant que le groupe ne se sépare en criant «Wir sind ein Team!» Résultat pour cette sélection allemande qui avait délaissé l'arrogance: une belle troisième place pour l’équipe allemande.

Le début de la fin

Au Bayern, son premier club en tant qu’entraîneur, Klinsmann persiste et signe. Depuis son arrivée cet été, il a multiplié les entretiens personnalisés avec ses joueurs et a introduit la journée de 8 heures qui oblige les pros à passer plus de temps au centre. Pour coller à ces nouvelles méthodes, le centre d'entraînement du club a été réaménagé (salles de yoga, connexions internet, vidéothèques avec tous les matchs du Bayern visibles…) et un bus à 400.000 euros, l’antre du groupe en déplacement, a été acheté. «Beaucoup attendent qu'on les stimule et qu'on les motive», déclarait Klinsmann lors de sa prise de fonction. «C'est dans la tête que les matchs se jouent. Si je n'entraîne pas aussi la tête, je n'aide pas vraiment les joueurs.»

Au fur et à mesure des mauvais résultats de l’équipe, la presse allemande, enthousiaste au départ, n’a pas tardé à se gausser des statuettes indiennes disposées sur la terrasse du club par l’entraîneur zen ou à donner la parole aux supporters mécontents de ne plus être autorisés à venir qu’à une séance d’entraînement par semaine. La crise pourrait déjà éclater en cas de mauvaise performance face à Lyon mardi soir. Klinsmann, lui, reste cool. Comme d’habitude…
M. Go.
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