Les Bourses européennes plongent, minées par la dégringolade de Fortis et Dexia
Créé le 29.09.08 à 11h55
Mis à jour le 29.09.08 à 19h06
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ECONOMIE - Loin d'être rassurées par l'accord trouvé au Congrès américain sur le plan de sauvetage...
Les Bourses européennes ont toutes fini en baisse ce lundi. A la clôture, la Bourse de Londres a chuté de 5,30%, Francfort de 4,23%, Paris de 5,04%. La chute était particulièrement accentuée à Amsterdam qui chutait de 8,75% et à Bruxelles de 7,98% en raison de la dégringolade du titre du groupe financier belgo-néerlandais Fortis.
Loin d'être rassurés par l'accord trouvé au Congrès américain sur le plan de sauvetage des banques, les marchés boursiers s'inquiétait des défaillances en cascade du secteur financier européen, après la nationalisation partielle du belgo-néerlandais Fortis et le démantèlement de la banque britannique Bradford & Bingley.
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Dans ce contexte de défiance générale, la Banque centrale européenne a décidé d'allouer ce lundi 120 milliards d'euros aux banques de la zone euro dans le cadre d'une opération spéciale visant à soulager les tensions sur les marchés monétaires.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy réunira mardi matin à l'Elysée les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises afin de faire le point sur leur situation alors que les craintes d'une contagion gagnent les marchés européens. Les cours de la
banque belge Dexia et du français
Natixis ont dévissé de plus de 20% ce lundi matin, et Fortis,
pourtant nationalisé partiellement, souffre.
Sérieuse crise chez Dexia
Sur Euronext Bruxelles, l'action Dexia a chuté ce lundi matin à près de 23%, alors que des rumeurs d'une éventuelle augmentation de capital prennent de l'ampleur. La banque doit réunir son conseil d'administration à 18 heures ce lundi. L’établissement, spécialisé dans le financement des collectivités locales, a démenti par la voix de son porte-parole des difficultés de trésorerie, affirmant que sa position en capital était bonne. Il refuse de confirmer une éventuelle augmentation de capital.
Mais selon
«Le Figaro», cette issue est sérieusement envisagée car Dexia «fait partie des établissements financiers fragilisés et sous haute surveillance» suite aux difficultés de sa filiale américaine FSA, qui est spécialisée dans le rehaussement de crédit.
M. Gr. et V.G. (avec agence)
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