FOOTBALL - Le PSG, défait 1-0 à domicile face à Grenoble, voit ressurgir le spectre de la saison passée...
Entre la deuxième et la onzième place de Ligue 1, la différence ne tient pas à grand-chose. A l’inefficacité de Mateja Kezman devant le but, l’effacement soudain de Stéphane Sessegnon ou la blessure prématurée de Ludovic Giuly, sortis peu après la pause. Alors qu’ils avaient l’occasion de remonter sur le podium du championnat face à Grenoble, les Parisiens ont renoué avec les doutes des saisons passées,
en s’inclinant à domicile samedi soir (0-1).
«Cela rappelle de mauvais souvenirs mais il ne faut pas trop y penser, regrettait Paul Le Guen au coup de sifflet final. On est tombé sur une équipe de Grenoble opportuniste, bien regroupée, qui a profité d'une occasion. Nous voilà piégés mais on était prévenu avec ce genre d'équipes.»
Panne offensive
Sur la pelouse du Parc, les Grenoblois n’ont pas effectivement pas joué une grande partition de football. Plutôt celle d’un hold-up programmé. Regroupés dans sa moitié de terrain, la bande de Bazdarevic a attendu le dernier quart d’heure et la frappe lointaine de Nassim Akrour (76e) pour empocher trois points et doucher les illusions du bon début de saison du PSG. S’il en doutait encore, le public du parisien sait désormais qu’il ne suffit pas de quatre mois pour transformer un relégable en une équipe indomptable.
De ce premier couac à domicile, Paul Le Guen conservera le souvenir d’une entame de match positive dans l’engagement et la capacité à se projeter rapidement vers les buts de Grégory Wimbée. En revanche, aux abords du but grenoblois, tout est à revoir. Guillaume Hoarau s’est démené mais n’a jamais pu débloquer le compteur offensif de son équipe (quatre buts en sept journées). Mateja Kezman, lui, a multiplié les maladresses et les fautes. Depuis la victoire face à Nantes, il y a quinze jours, l’association des deux joueurs n’a jamais mis le PSG sur les rails du succès.
Rebondir en Coupe
En plus de ses problèmes d’efficacité, cette équipe du PSG risque aussi de sentir l’absence de ses blessés. Après la cuisse de Claude Makelele, celle de Ludovic Giuly a cédé samedi soir. Sa participation au
match retour de Coupe de l’UEFA face à Kayserispor semble compromise. Encore une fois, c’est une parenthèse en coupe qui permettra aux Parisiens d’oublier les égarements du championnat. Il n’en faut parfois pas plus pour se relancer. Ou commencer sérieusement à douter.
Romain Scotto