SANTE - Se retrouver à l'hôpital pour avoir voulu se soigner: une hospitalisation courte sur 27 est causée...
Se retrouver à l’hôpital pour avoir voulu se soigner, l’expérience est paradoxale mais pas inédite. Depuis une dizaine d’années, c’est même ce qui arrive à 3,6% des patients hospitalisés pour une durée courte, selon l’étude Emir (Effets indésirables des médicaments, incidences et risques), rendue publique ce jeudi.
Dans 70% des cas, ce sont des effets indésirables qui sont en cause. Pour les autres, il s’agit d’interactions médicamenteuses, c’est-à-dire la prise simultanée de traitements qui ne font pas bon ménage.
Au rayon des associations malfaisantes, les antalgiques et les antibiotiques sont au premier rang. Pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la moitié des problèmes recensés aurait pu être évitée, parmi lesquels les erreurs des professionnels ou des patients eux-mêmes.
Les anticoagulants à manipuler avec précaution
Concernant les effets indésirables, les médicaments le plus fréquemment incriminés sont les anticoagulants de la famille des anti-vitamine K. Ce traitement, utilisé pour lutter contre des maladies cardiaques et les thromboses veineuses, peut provoquer des hémorragies. Il est de plus en plus prescrit et nécessite un suivi rigoureux.
Depuis 2001, plusieurs campagnes d'information ont été menées. En 2004, un carnet de suivi avait été mis en place, notamment pour sensibiliser les patients à l'importance d'effectuer régulièrement un examen sanguin afin de vérifier la fluidité du sang.
A ce jour, moins de la moitié des patients utilisent ce carnet. L’Afssaps a donc décidé de le réactualiser, et de lancer une nouvelle campagne en diffusant une brochure dans les pharmacies.
J.M. avec agence