Balayés les fameux maires de quartier, enterrées les commissions consultatives créées par Douste en 2002. Hier, Pierre Cohen (PS) a présenté l'architecture de sa propre conception de démocratie participative à Toulouse. Comme promis, elle sera débattue, puis validée à partir d'octobre au cours d'une grande consultation baptisée « Les rencontres de la démocratie » (lire encadré).
La nouvelle organisation prévoit de diviser la ville en six secteurs. Chacun sera doté d'une commission composée de quatre collèges. Un pour les habitants (tirés au sort sur les listes électorales), un pour les associations, un pour les commerçants et artisans, et un pour les élus. La commission de secteur se réunira probablement deux fois par an, pour discuter des projets et en tirer le bilan.
A une échelle encore plus locale, les secteurs seront découpés en quartiers plus classiques. Ils auront chacun leur propre commission. « Ouverte à tous les Toulousains, ces commissions de quartier, animées par un bureau d'une dizaine de personnes - dont des élus référents - auront un fonctionnement plus souple », précise Jean-Michel Fabre (PS), adjoint à la citoyenneté. En lieu et place des dix-sept maires de quartier, « très présents, mais à la crédibilité quasi nulle », selon Pierre Cohen, cinquante-deux élus en tout interviendront dans le dispositif qui comprend également la mise en place d'un conseil de la vie étudiante et d'un conseil des résidents étrangers.