A l'étranger, chacun sa décentralisation

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Publié le 25 septembre 2008.

Un tour du monde des facs autonomes s'impose pour analyser les conséquences concrètes du transfert de responsabilités. Et elles sont nombreuses! En Espagne, en Argentine, en Belgique, au Brésil, les universités sont déjà autonomes à des degrés divers. Au Danemark aussi : depuis 2005, le recteur de chaque université n'y est plus élu mais nommé à l'issue d'une véritable procédure de recrutement. Le nombre de facs s'est réduit de douze à huit en trois ans. Les enseignants n'étant plus fonctionnaires, ils deviennent licenciables, comme dans les établissements autonomes suisses et britanniques. En Allemagne, où les établissements de l'enseignement supérieur sont autonomes au niveau régional depuis dix ans, le gouvernement a créé un statut de « professeur junior » qui devrait se généraliser en 2010. L'idée est de promouvoir plus rapidement les jeunes enseignants jugés performants.

A Francfort, 60 % des étudiants sont recrutés et le directeur espère à terme pouvoir tous les sélectionner, comme c'est déjà le cas outre-Manche. En Grande-Bretagne, certaines universités recrutent d'ailleurs leurs étudiants en fonction de leur origine sociale. Revenons en Allemagne : à Darmstadt, les profs sont rémunérés au mérite, et de nouvelles filières ouvertes sur simple décision de la direction. Le Land fixe à la fac une liste d'objectifs à remplir et dont elle doit rendre compte chaque année devant le Parlement régional. De quoi donner des idées aux établissements français ? L. de C.

- ©2008 20 minutes
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