Le ministère de la Santé se fait des cheveux blancs pour les implants

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Publié le 25 septembre 2008.

L'alerte lancée mardi par la préfecture du Rhône après une infection contractée lors d'une microgreffe capillaire par un Lyonnais prend une ampleur nationale. Hier, le ministère de la Santé a mis en place un numéro vert *. Il doit permettre d'informer les personnes ayant subi depuis 1997 une greffe de cheveux à Paris, Nantes, Bordeaux, Rennes et Lyon, dans l'un des centres dirigés par le même gérant que la Clinique de médecine capillaire.

C'est après une greffe réalisée dans ce centre qu'un patient a contracté une septicémie en mars. Les autorités sanitaires du Rhône ont passé le centre au peigne fin, où en dix ans, plus de 2 000 personnes ont été traitées. L'hygiène y était déplorable. L'activité a été suspendue et une information judiciaire contre X ouverte « pour mise en danger de la vie d'autrui ». Car, aussi faible soit-il, le risque de contamination par le VIH ou une hépatite existe. Dans les cliniques de Bordeaux et Nantes, les seules encore ouvertes, des inspections ont conduit hier à « une suspension d'activités temporaire ».

A Lyon, Elisa Frisullo - ©2008 20 minutes
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