Les gendarmes semblent accélérer leur enquête pour éclaircir les zones d'ombre qui entourent encore la disparition d'Antoine, 6 ans et demi, le 11 octobre à Issoire (Puy-de-Dôme). La mère de l'enfant, Alexandrine, son compagnon, et six personnes de leur entourage ont été placés en garde à vue hier après-midi. L'occasion pour les enquêteurs de les confronter aux témoignages récoltés depuis plusieurs jours et de « leur poser des questions dans un cadre coercitif », a expliqué le procureur, Jean-Yves Coquillat.
Alors que le colonel Palayer, porte-parole de la gendarmerie d'Auvergne, confiait il y a quelques jours qu'« il faudrait un élément important » pour décider d'éventuelles gardes à vue, le procureur n'a pas voulu en dire plus sur ses raisons lors de sa conférence de presse. Un nouvel élément déterminant a-t-il été découvert ou s'agit-il de relancer une enquête qui piétine ? « Le corps d'Antoine n'a pas été retrouvé », assure cependant le procureur, précisant que les gardes à vue pourraient être prolongées.