Banques: l'Europe réaffirme son refus d'un plan de sauvetage à l'américaine
Créé le 24.09.08 à 18h10
Mis à jour le 24.09.08 à 18h19
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FINANCES - Elle préfère se concentrer sur le renforcement de la surveillance du secteur...
Ici, tout va bien, merci. C’est en quelques sortes le message de l'Europe destiné aux Etats-Unis. Elle rejette toute idée d'
un plan de sauvetage des banques à l'américaine, après la crise financière.
«La situation à laquelle nous sommes confrontés en Europe est moins grave et les Etats membres (de l'Union européenne) n'estiment pas à ce stade qu'un plan comme celui des Etats-Unis est nécessaire», a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, devant le Parlement européen.
Un plan de 700 milliards de dollars n’est pas d’actualité
Au nom de la France, qui préside l'UE, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a également indiqué qu'un tel plan de sauvetage, qui va mobiliser 700 milliards de dollars dans la première économie mondiale, n'était pas d'actualité. Pas de rachat à grande échelle des produits pourris, donc.
En début de semaine, les Européens avaient déjà exprimé leurs très fortes réticences face à un programme du type de celui préparé par Washington, l'Allemagne et la France l'excluant clairement. Et ce alors que le secrétaire Henry Paulson avait invité les autres grands pays industrialisés à lui emboîter le pas.
Se concentrer sur le renforcement de la surveillance du secteur
Pour Joaquin Almunia, comme pour Jean-Pierre Jouyet, l'Europe doit aujourd'hui se concentrer sur l'amélioration de la surveillance financière. Et ce, en réaction aux politiques passées des Etats-unis qui ont pendant longtemps prôné le laisser-faire, persuadés que l'auto-gestion du marché était plus efficace. «Les événements des jours passés renforcent la nécessité d'une Europe forte et unie dans le domaine financier», a déclaré Jean-Pierre Jouyet. «Nous devons réformer notre système financier», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d'une «action législative et réglementaire rapide».
L'Europe travaille actuellement sur plusieurs pistes dans ce domaine: encadrement de l'activité des agences de notation, censées vérifier la solvabilité des emprunteurs mais accusées de ne pas avoir fait leur travail, modification de certaines contraintes sur la solidité des établissements financiers (fonds propres), meilleure coordination pan-européenne dans le contrôle des banques.
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