Il a d’abord accusé la Syrie et l'Iran de soutenir le terrorisme et adressé de vives critiques à la Russie pour son intervention militaire en Géorgie. «La Charte des Nations unies place sur un pied d'égalité toutes les nations, grandes ou petites. L'invasion de la Géorgie par la Russie était une violation de ces termes», a-t-il dit, promettant de continuer à soutenir l'intégrité territoriale de l'ancienne république soviétique. «Les jeunes démocraties autour du monde observent la façon dont nous répondons à ce test» a-t-il poursuivi, citant la Géorgie, l'Ukraine, le Liban, l'Afghanistan, le Liberia et l'Irak. «Nous devons nous tenir unis aux côtés du peuple de Géorgie.»
Le président américain, qui quitte ses fonctions dans quatre mois, a également exhorté l'ONU à mettre pleinement en oeuvre les sanctions contre la Corée du Nord et l'Iran pour leurs programmes nucléaires, avertissant: «Nous ne devons pas baisser les bras tant que nos peuples ne seront pas protégés de cette menace contre la civilisation.»
L’Iran «résistera à l’intimidation»
L'Iran «résistera à l'intimidation et continuera à défendre ses droits» à l'accès au nucléaire civil, a répliqué peu après le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Mais Bush n’était pas là pour l’entendre –il avait laissé sa chaise vide.
«En dépit du droit inaliénable de toutes les nations, y compris la nation iranienne, à produire du combustible nucléaire dans un but pacifique, et en dépit de la transparence des activités iraniennes et de notre coopération avec les inspecteurs de l'AIEA, quelques puissances intimidantes essayent de dresser des obstacles (...) en exerçant des pressions politiques et économiques contre l'Iran», a-t-il déclaré.
«Ces mêmes nations produisent de nouvelles générations d'armes nucléaires et possèdent des stocks d'armes qu'aucune organisation internationale ne surveille», a-t-il ajouté.
Large couverture médiatique aux Etats-Unis
Fidèle à son habitude, il s’en est pris à Israël, dénonçant l’occupation «des criminels de l’Etat sioniste» et aux Etats-Unis, affirmant que le «règne de l’empire américain» touchait à sa fin.
Et si George Bush l’ignore, le président iranien bénéficie d’une large couverture médiatique aux Etats-Unis: il a notamment accordé une interview à la radio publique NPR, ainsi qu’au Los Angeles Time, et il devait être sur le plateau de Larry King, sur CNN, mardi soir. Il arrondit grandement les angles, prenant le soin de faire la distinction entre l’administration Bush, les dirigeants israéliens et les habitants de ces pays. Sur son commentaire «Israël rayé de la carte», il assure qu’il faisait référence à une «disparition naturelle», similaire à celle de l’ex-Union soviétique.