GREVE - La privatisation ne passe pas comme une lettre à la poste...
La privatisation ne passe pas comme une lettre à la poste. Dans le cadre d'un mouvement de grève, dont la participation en Alsace s'est élevée à 16,5% selon la direction, un défilé intersyndical a eu lieu hier à Strasbourg. Les manifestants étaient quatre-cents selon les organisateurs, trois-cents selon la police, contre le projet de transformation du statut de leur entreprise en société anonyme. «La recherche de rentabilité risque d'entraîner une baisse du nombre de facteurs et des bureaux de poste», s'inquiète Jean-Marc Schiff, de la CFDT.
Son collègue Alphonse Streiff, délégué CGT à la plateforme industrielle du courrier de Holtzheim, renchérit : «Il y a cinq ans, nous étions cinq-cents cinquante. Un plan de modernisation est passé par là et nous ne sommes plus aujourd'hui que trois-cents trente». Pour lui, la baisse des effectifs s'accélèrera avec la privatisation. «Notre but est d'assurer l'avenir de l'entreprise dans un marché ouvert à la concurrence en 2011 en nous développant sur d'autres secteurs, répond Jacques Perrier, délégué régional du groupe La Poste. La mission de service public fixée par l'Etat ne sera pas remise en cause et le statut des personnels restera le même».
Ludovic Meignin