MANIFESTATIONS - Parmi les 3.000 personnes présentes, défilaient Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Arlette Laguiller, Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP). Mais aussi un postier célèbre et gréviste, Olivier Besancenot...
Quelque 3.000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé ce mardi à Paris contre la «privatisation» de
La Poste et des manifestations ont eu lieu dans toute la France après l'appel à la grève lancé par cinq syndicats (CFDT, CGT, Sud, FO, CFTC).
Le défilé parisien a démarré de la rue du Bac (7e) pour aller se diriger vers le siège de La Poste dans le 15e arrondissement. Plusieurs personnalités politiques avaient pris place dans le cortège au côté de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT et Jacques Voisin, président de la CFTC. Parmi elles, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Arlette Laguiller (LO), Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP). Mais aussi un postier célèbre et gréviste, Olivier Besancenot…
«Obtenir un débat au Parlement avant toute décision»
«La mobilisation est incontestablement très forte. La participation à la grève est à un des niveaux les plus élevés des journées de mobilisation de la profession», a déclaré Bernard Thibault. «Chacun peut bien comprendre que l'émergence d'actionnaires privés dans une entreprise publique représente une pression sans équivalent pour faire de la rentabilité financière plus que du service public», a-t-il ajouté.
«La Poste fait partie de notre patrimoine. Il suffit de regarder la place qu'occupent les facteurs dans notre vie quotidienne pour se dire qu'on a là un vrai service public qu'il faut protéger», a déclaré pour sa part Jacques Voisin. Jean-Marc Ayrault a indiqué qu'il comptait «obtenir un débat au Parlement avant toute décision» sur La Poste.
«Aujourd'hui commercial à La Poste, demain trader?»
«Je suis là parce que je suis en grève, comme 40% du personnel, pour dire qu'une partie des postiers est déterminée et ne lâchera rien contre la privatisation de l'entreprise», a déclaré Olivier Besancenot, lui-même postier. «Cette mobilisation sera suivie de nouvelles journées de grève, c'est sûr», parie-t-il, estimant que le gouvernement a «du souci à se faire, la direction de la boîte aussi». Dans le cortège, plusieurs postiers avaient revêtu leur tenue de travail, coiffés de leur casquette et lançant des slogans comme: «Ils veulent nous la prendre, La Poste n'est pas à vendre!» Enfin, certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit: «Je suis un conseiller financier, pas un vendeur de la finance», «Postiers nombreux, usagers heureux» ou encore «Aujourd'hui commercial à La Poste, demain trader?»
Et vous, qu’en pensez-vous? Cette évolution du statut de La Poste vous inquiète-t-elle? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.
avec agence