ASSEMBLEE - Vu le nombre d'amendements déposés par l'opposition, la discussion sur la participation et l'intéressement prend du retard…
Eclipsé. Le débat sur
le RSA n’aura finalement pas lieu ce mardi après-midi et est repoussé à mercredi. La raison? Le débat sur la participation et l’intéressement prend du retard. Et pour cause, 1.800 amendements ont été déposés, en majeure partie par la gauche. En effet, les socialistes ont mis en application la technique dite de «l’obstruction parlementaire», déposant 22 ou 48 fois le même amendement. A la mi-journée, les députés en étaient toujours à l'article premier du projet de loi sur les revenus du travail.
A ce retard s’est ajouté celui de Xavier Bertrand, ce mardi matin. Le ministre du Travail finissait de prendre son petit-déjeuner à la buvette de l’Assemblée. Du coup, La séance a commencé avec vingt minutes de retard. «Xavier Bertrand est allé à la buvette parce qu'il n'avait pas de majorité dans l'hémicycle», s'est amusé le socialiste Jean-Pierre Balligand a rapporté l’agence de presse Associated Press. Selon les socialistes, ils n'étaient que deux députés de droite dans l'hémicycle à l'ouverture de la séance, contre une dizaine de députés de gauche.
«C'est vraiment très incorrect»
Pour protester contre ce retard, l'opposition a ensuite multiplié les rappels au règlement et les demandes de suspension de séance. C’est Jean-Marie Le Guen (PS), le président de séance, qui les a toutes accordées en vertu du règlement de l'Assemblée. Une demi-heure a même été donnée aux socialistes pour leur permettre de participer à la réunion hebdomadaire de leur groupe. «C'est vraiment très incorrect», a protesté le président du groupe UMP, Jean-François Copé.
Quant au secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, il s'est dit «affligé». «Ce sont les Français, qui attendent ce texte pour augmenter leur pouvoir d'achat, qui sont ainsi pris en otages par le groupe socialiste», a-t-il dénoncé dans un communiqué.
V.Z avec agence