FOOT - Le président de l'UEFA balance dans une interview accordée au «Dauphiné Libéré»...
Comme son football, les interviews de Platini sont généralement totales. Sans concession,
le président de l’UEFA y manie l’ironie et en profite pour balancer des tacles. Dans un entretien à paraître mardi matin
dans le «Dauphiné Libéré», Platoche a fait du Platoche en commençant par sécher l’entraîneur d’Arsenal, Wenger.
A la question assez neutre du journaliste, qui lui fait remarquer que certains coachs comme «Arsène Wenger et d'autres» affirment que l’ancien meneur de jeu des Bleus est rétrograde sur le sujet de l'arbitrage vidéo, le président de l'UEFA répond à la façon d’un Mickael Youn vexé: «Moi, je parle de foot, lui de business. Il faut arrêter avec Wenger et tout ça. C'est tout pour ma gueule, c’est TPMG, Arsène!»
Wenger bashing
Nouvelle question: «L'arbitrage vidéo ne se fera-t-il donc jamais?» En souriant, Platini en remet une couche sur le dos du placide Wenger qui n’en demandait sûrement pas tant: «J'espère. Je me ferai une joie qu'Arsène Wenger ne le voit jamais...»
Chaque question, par exemple celle, anodine, sur la victoire du club roumain de Cluj contre la Roma la semaine dernière en Ligue des champions, devient alors propice à un Wenger bashing dans les règles de l’art. «C’est ce qui fait la beauté du football, c’est ce que ne veulent pas des Wenger, que les petits battent les grands, parce qu'ils veulent leur business.»
«Domenech n’a qu’à y mettre du sien»
Dans cette même interview, Platini a finalement réussi à oublier Wenger et s’est exprimé sur le maintien de Raymond Domenech à la tête des Bleus. «J'ai soutenu le sélectionneur, j'ai soutenu Domenech pour des raisons techniques parce qu’il est plus facile de recommencer avec quelqu’un qui est en place que de changer tout de suite avant les qualifications pour la Coupe du monde. Et puis, c’est pas le fond qu'on lui reproche, c'est la forme, ce n'est pas une question de football, c'est une question de relation avec les médias, poursuit-il. Il n'a qu'à y mettre du sien, la presse aussi et on trouvera un équilibre.»
Et si Platini donnait des cours de media training à Domenech?
M. Go. avec agence
Le contrôle des paris
Dans le même entretien, Michel Platini annonce que l’UEFA va renforcer ses moyens pour contrôler les paris sur les matchs. «On va renforcer nos inspecteurs. On a déjà un système d'alarme, un “early warning system” qui nous dit: voilà, il y a telle irrégularité qui peut se produire sur ce match. A partir de là, on mène une enquête. Si je chope des joueurs qui ont fait ça, ils seront virés à vie, on sera intransigeant. Tolérance zéro, comme pour le racisme et le hooliganisme. Beaucoup de campagnes de prévention sont faites, mais quand on aura un fichier de police européen, ce sera encore mieux.»