JUSTICE - La Cour d'appel rendra sa décision le...
Les époux
dont le mariage a été annulé à Lille car la mariée avait menti sur sa virginité ont redemandé ce lundi en appel à Douai (Nord) l'annulation de leur union, une demande que le parquet général veut désormais fonder sur un «motif légitime» et non «discriminatoire».
La décision de la cour d'appel de Douai, qui pourrait annuler le jugement du 1er avril du tribunal de grande instance de Lille, autrement dit «remarier» les époux, sera rendue le 17 novembre.
L'avocat de l'épouse, Charles-Edouard Mauger, a confirmé avant l'audience, qui s'est tenue à huis clos en l'absence des époux, qu'il demanderait l'annulation de l'union, mais «pour d'autres motifs». «Il faut prendre en compte l'intérêt général de la société, et ne pas annuler l'union pour des questions de virginité, mais il faut quand même trouver une motivation pour annuler ce mariage», a déclaré l'avocat selon lequel le «lien matrimonial n'a plus aucun sens».
Une femme «bafouée» et «très fragilisée»
Evoquant une femme «bafouée dans cette affaire» et encore «très fragilisée», Charles-Edouard Mauger a notamment souligné qu'il allait demander pour sa cliente un euro symbolique de dommages et intérêts -
et non 50.000 euros comme indiqué dans «Le Figaro» vendredi dernier -, mais n'a pas précisé quels motifs d'annulation il mettait en avant devant les magistrats.
L'avocat de l'époux, Xavier Labbée, n'a pas souhaité s'exprimer avant ou après l'audience, mais il a également demandé à nouveau l'annulation du mariage, pour des motifs qui n'ont pas été précisés à la presse.
Avec agence