SANTE - Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, souhaite harmoniser les règles de contrôle des Etats membres…
Mieux se protéger pour éviter que ne se produise un scandale similaire à celui du lait frelaté en Chine. C’est le souhait du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier qui préconise un renforcement des contrôles sanitaires en Europe sur les importations alimentaires. «On voit bien avec
ce qui se passe en Chine sur le lait, ce qui s'est passé avec l'huile frelatée en Ukraine, que la société a des exigences», a indiqué Michel Barnier dans une interview accordée dimanche soir à l'AFP, à l'occasion d'une réunion avec ses collègues européens à Annecy qui a débuté ce lundi.
Renforcement des contrôles sanitaires des produits importés
La peur du lait contaminé chinois, qui a gagné plusieurs pays, «me renforce dans la défense d'un mémorandum que la France a présenté sans attendre ces crises, sur le renforcement des contrôles sanitaires des produits importés en Europe», a-t-il ajouté. Il s'agit de «protéger les consommateurs, harmoniser les méthodes et les règles de contrôles et aussi faire en sorte que les produits qui rentrent en Europe respectent bien les mêmes normes que celles que nous imposons à nos producteurs sur le plan sanitaire», a expliqué le ministre.
«Certaines lacunes» dans le contrôle des importations dans l'UE
La France, qui préside actuellement l'Union européenne, espère que ce projet sera avalisé par les 27 pays de l'UE d'ici à la fin de l'année, lors d'une réunion des ministres de l'Agriculture, puis que la Commission européenne présentera par la suite un texte en ce sens. Ce mémorandum, qui avait été présenté pour la première fois en juin par Paris, met le doigt sur «certaines lacunes» dans le contrôle des importations dans l'UE.
«Elles sont notamment liées à des différences de pratique entre Etats membres sur la mise en oeuvre des contrôles», à l'absence «de véritable analyse du risque» pour identifier les produits les plus problématiques, et à un manque d'harmonisation des règles.
Pour l'heure, Paris estime disposer du soutien d'une quinzaine de pays de l'UE. Les autres sont encore réticents car ils redoutent que l'Europe soit accusée une nouvelle fois de protectionnisme et ne s'attire les foudres de l'Organisation mondiale du commerce.
avec agence