Le Sénat fait un crochet à gauche

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Publié le 22 septembre 2008.

Les élections sénatoriales ont confirmé hier une poussée de la gauche, insuffisante toutefois pour bousculer l'équilibre de la Haute Assemblée qui restera à droite, même si elle sera rajeunie et féminisée. Le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, a annoncé le gain d'une vingtaine de sièges par son parti, avec notamment l'électionà l'arraché de François Rebsamen (Côte-d'Or) ou des prises significatives comme dans les Alpes-Maritimes. Symbole de cette élection : l'Ille-et-Vilaine, qui comptait trois UMP et un centriste, a désormais trois PS et un UMP.

La droite parvient à contenir cette poussée grâce à la surreprésentation des petites communes rurales traditionnellement conservatrices et aussi par la création de nouveaux sièges. Ainsi, l'UMP a gagné les nouveaux postes créés en Haute-Garonne - une terre pourtant très à gauche - en Eure-et-Loir, dans l'Hérault, et dans les deux îles caribéennes de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La mauvaise surprise est venue de Dominique Paillé, porte-parole du parti et proche de Sarkozy, battu dans l'accession au collège des Français de l'étranger. Cette élection a été l'occasion pour Jean-Pierre Chevènement (MRC) de réussir son pari politique, contrairement à Charles Millon (DVD).

Mais dès hier soir, la vraie bataille avait déjà commencé à l'UMP : celle pour la présidence du Sénat entre Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher et Philippe Marini.

David Carzon - ©2008 20 minutes
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