La cour d'appel de Douai doit examiner ce matin l'affaire du mariage annulé en avril dernier pour cause de mensonge sur la virginité de l'épouse. L'audience se tiendra en présence uniquement des deux époux et de leurs représentants.
En avril, le mari déçu avait demandé l'annulation au motif que sa promise lui avait menti. Les juges lui avaient donné raison en estimant qu'il y avait « erreur sur les qualités essentielles de la personne », conformément à l'article 180 du Code civil. Aujourd'hui, le parquet général souligne qu'« en aucun cas l'erreur sur la virginité de l'épouse ne peut constituer une qualité essentielle de la personne qui permettrait d'obtenir la nullité du mariage ». « Reste à trouver un autre motif d'annulation », explique l'avocat de l'épouse qui ne souhaite pas rester mariée à un individu ayant fait preuve « d'irrespect » à son égard.