USA2008 - C'est ce qui s'appelle une gaffe. Interviewé sur une radio hispanique, John McCain s'est sévèrement...
La présidentielle américaine, c'est de l'actu, mais c'est aussi beaucoup de buzz. Tous les jours (ou presque), 20minutes.fr vous fait découvrir ce qui agite les blogs et les sites américains.
C'est ce qui s'appelle une gaffe. Interviewé sur une radio hispanique, John McCain s'est sévèrement embourbé sur une question concernant le premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero, semant le trouble sur ses réelles intentions vis-à-vis de l'Espagne.
A la question pourtant limpide «Voulez vous rencontrer Jose Luis Zapatero?», le candidat républicain a répondu d'une curieuse manière: «Je vais rencontrer tous les chefs d'Etat qui sont nos amis et qui veulent travailler avec nous en coopération».
Formulation alambiquée
La journaliste essayant de remettre la question sur le tapis, John McCain a une nouvelle fois répondu dans le vague: «Je peux vous assurer que je vais établir des relations plus profondes avec nos amis et je vais tenir tête à ceux qui veulent nuire aux Etats-Unis».
Puis: «Je souhaite rencontrer tous les chefs d'Etat qui ont les mêmes principes et la même philosophie que nous au sujet des Droits de l'Homme, de la démocratie et de la liberté.» Une formulation alambiquée qui laisse entendre qu'il n'inclut pas Zapatero dans cette catégorie d'hommes de pouvoir.
Ces trois phrases enflamment le Web américain depuis jeudi. Mais qu'a bien pu vouloir dire John McCain? Selon le site «Talking Points Memo», le candidat n'a tout simplement pas compris la question que lui posait son interlocutrice et se serait mis en pilotage automatique.
Car John McCain n'a pas de raison objective d'en vouloir à Zapatero. Si les relations entre les Etats-Unis et l'Espagne se sont complexifiées depuis que le premier ministre espagnol a retiré ses troupes d'Irak en 2004, McCain avait déclaré en mai dernier dans «El Pais» qu'il souhaitait entretenir des «relations productives [avec l'Espagne] pour affronter ensemble plusieurs défis communs».
Zapatista
Selon Andrew Romano de «Newsweek», John McCain a pu comprendre Zapatista ou Zapata au lieu de Zapatero, du fait de l'accent hispanique de la journaliste. Sans comprendre tout à fait le nom, la sonorité lui aurait évoqué un chef d'Etat d'Amérique latine, une région dans laquelle les Etats-Unis n'ont pas que des amis. D'où cette réponse très ferme «je vais tenir tête à ceux qui veulent nuire aux Etats-Unis».
Mais peu importe, pourrait-on se dire, une gaffe est une gaffe et le rythme d'une campagne est si rapide que l'incident sera très vite oublié. Le problème, c'est que les conseillers de McCain n'ont pas calmé la polémique.
Bien au contraire. «Il n'y a pas de doute que le sénateur McCain savait exactement à qui la question faisait référence», a déclaré Randy Scheunemann, son conseiller en relations internationales. Laissant penser que le camp McCain préfère s'enfoncer dans la justification d'une bourde plutôt que de simplement la reconnaître. LeBuzzduJour
Sur Monster.fr, et accédez en exclusivité aux toutes dernières offres, à des conseils personnalisés et des opportunités de développer votre réseau professionnel !