TELEVISION - La formulation du projet de loi, non définitive, prête à malentendus...
Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions, n’en finit plus d’être chahuté. Au début de l’été, on le disait
prêt à être débarqué séance tenante, au vu de ses divergences avec Nicolas Sarkozy. Jusqu’à ce que la ministre
Christine Albanel démente à plusieurs reprises: «La logique, c'est que l'équipe actuelle termine son mandat (en 2010, date officielle de fin de contrat de Patrick de Carolis). Je ne vois pas de raison de remettre en question cela».
Ça s’en va et ça revient
Mais une nouvelle pierre s’ajoute à l’affaire. Jeudi,
le site du Point a mis en ligne la mouture du texte de réforme de l’audiovisuel, qui doit passer devant le Conseil d’Etat. Selon l'article, les articles 5 et 6 du projet de loi «éliminent tout simplement Patrick de Carolis de la présidence de France Télévisions» en stipulant que seul «un représentant de l'Etat» peut diriger ce groupe.
Mais qu’est-ce que, exactement, un «représentant de l’Etat»? Journaliste, Patrick de Carolis n’en serait donc pas? Au cabinet de la ministre de la Culture, on déclare que «ces affirmations sont de pures spéculations» et «on réfute que la présidence de France Télévisions puisse être réservée à un haut fonctionnaire».
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Une version récente du projet stipule que les PDG de France Télévisions, de Radio France et de l'Audiovisuel extérieur français (holding regroupant RFI, France 24 et TV5 Monde) seront nommés pour cinq ans par décret en conseil des ministres, après avis conforme du CSA (Conseil Supérieur de l’audiovisuel) et des commissions compétentes du Parlement.
Quant à la direction de France Télévisions, elle refuse de faire des commentaires tant que le projet de loi n’aura pas sa version définitive. Les arbitrages de Nicolas Sarkozy devaient arriver la semaine dernière, on n’en a aucune nouvelle.
AA