FICHAGE - Michèle Alliot-Marie les a reçu...
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a achevé ce jeudi après-midi ses réunions de concertation sur le fichier polémique avec la réception, Place Beauvau, des représentants des cultes après celle des syndicats et du Medef dans la matinée.
Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), et Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, sont ressortis apaisés de l’entrevue.
Le pasteur Jean-Pierre Rive, président de la commission Eglise-société de la Fédération protestante, a exprimé un avis plus critique, réclamant un débat parlementaire et national.
Quant à Joël Mergui, président du Consistoire de France, s'il a jugé«"nécessaire d'avoir des informations sur les personnes», il a souhaité que soient mis en parallèle «les devoirs éthiques d'un pays de devoir limiter ces informations à la stricte utilité».
CGT - FSU en chœur, Parisot casse l’ambiance
Edvige «a vécu», clamaient les représentants syndicaux au sortir de leur réunion avec la ministre, plus tôt dans la journée.
Pour Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'Education), «le décret du fichier Edvige, sous sa forme actuelle, a vécu, c'est une évidence». Même son de cloche du côté de la CGT, avec Agnès Naton: «Nous considérons que le fichier Edvige a vécu.»
Jacky Dintinger, secrétaire général de la CFTC, moins optimiste, soulignait que le fichier n’est pas enterré mais que la ministre a «plutôt prévu de faire un autre décret dans lequel elle nous a dit qu'elle tiendrait au maximum compte de nos réflexions».
Gérard Aschieri et Agnès Naton ne s’en satisfont pas, appelant d’une seule voix à un véritable «débat public» et répétant leur souhait que l'éventuel futur fichier fasse l'objet d'une loi, et donc d'un débat parlementaire, plutôt que d'un nouveau décret.
Une seule voix discordante dans ce concert de protestations, celle de Laurence Parisot, patronne du Medef. Elle estime que la ministre de l'Intérieur a «rassuré sur pas mal de points».
Elle s’est réjouit d’ailleurs de l’abandon des notifications d'informations sur les orientations sexuelles et la santé dans le fichier dit «des personnalités», qui sera séparé «des autres éléments du fichier Edvige».
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J.M. avec agence