SOCIETE - Sabeh Kadi, 26 ans, avait demandé à s'inscrire dans une auto-école de Saine-Saint-Denis...
Le mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (
MRAP) a annoncé mercredi avoir saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (
Halde) après qu'une jeune musulmane a été refoulée d'une auto-école de Seine-Saint-Denis en raison de son voile.
Il y a une semaine, Sabeh Kadi, 26 ans, a demandé à s'inscrire à l'auto-école Cabriolet Roadster des Pavillons-sous-Bois où on lui a répondu que «les tchadors» et «foulards» étaient «interdits» avant de lui conseiller de chercher une autre auto-école, a assuré à l'AFP cette Française d'origine maghrébine, mère de trois enfants, qui se dit «choquée» et «blessée».
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Le moniteur qu'elle a rencontré a expliqué à l'AFP que son agence «n'interdit à personne de s'inscrire mais prévient les candidats que tous les couvre-chefs doivent être retirés dans la salle de code et en leçon de conduite».
«On les informe, ça fait partie de notre règlement intérieur car on ne veut pas de signes distinctifs entre candidats, on veut que tout le monde soit à égalité», a-t-il ajouté en invoquant «la République».
Le voile peut «gêner au niveau de l'audition»
Il précise que «la religion n'entre pas en ligne de compte» et que l'auto-école «ne fait pas de discrimination raciale». Et d'ajouter que les couvre-chefs «peuvent aussi gêner au niveau de l'audition».
Pour le Mrap, la condition posée par l'auto-école constitue «un refus de service à caractère discriminatoire à raison de la religion», au titre des
articles 225-1 et
225-2 du code pénal. L'association affirme qu'elle va déposer plainte dans les prochains jours auprès du parquet de Bobigny.
Avec agence